Aujourd’hui est un grand jour pour l’Homme, l’Humanité dans son ensemble. Au même titre que la découverte de la pénicilline, du premier pas sur la Lune, de l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique, de la sortie d’un nouveau Star Wars en 2015, d’un but de Brandao dans une finale de Coupe de la Ligue. Plus rien ne sera désormais comme avant. Plus rien.

Depuis le 17 avril dernier, le monde dans son ensemble peut enfin découvrir la bande dessinée Georges Clooney : une histoire vrai, le petit chef d’oeuvre signé Philippe Valette. Logiquement, si vous ne faites pas partie de la bande d’initiés qui ont eu le plaisir de découvrir cela avant tout le monde sur les méandres de l’internet, votre réaction à ma précédente phrase a du ressembler à quelque chose comme « Quoi ? C’est quoi ça ? Et pis, regarde-moi ce con, il a fait une faute dans son titre, blaireau de mes deux ! ». Je me trompe ?

Georges Clooney a débarqué sur la toile il y a quelques mois de cela. Valette, un petit frenchie installé à Londres dont la spécialité est le dessin, qui bosse sur quelques projets d’envergure assez importante outre-Manche, décide de se laisser aller. Il gribouille à l’aide d’une boite de 8 feutres une BD qu’il balance sur son blog pour faire marrer ses potes. L’humour est au ras des pâquerettes, les dessins sommaires et dignes d’un élève d’école primaire, les bulles sont pleines de fautes d’orthographe (l’auteur explique dans une interview qu’il est juste mauvais en Français et que laisser les fautes qu’il a faites apporte, selon lui, une touche de fun supplémentaire au personnage).

Tout commence dans le salon de Georges avec un problème qu’on a tous rencontré au moins une fois dans sa vie (non ?) : qui a bien pu chier dans mon salon, bordel ? S’en suit une suite d’événements tous plus cons les uns que les autres et surtout des personnages juste grandioses : Michel, le policier, que l’on aime plus que tout à la rédac’, la serveuse du Domac aux gros nibards, son frère handicapé qui se promène à poils en traitant de « pédé » tout ce qui croise son chemin, la Tortue Ninja cambrioleuse, Daniel. Et Georges, bien sûr. Bordel, ce que c’est bon !

Si la BD a rencontré le succès sur le net grâce à son Tome 1, reste longtemps sans suite, le Tome 2 est désormais dispo en ligne également. Mais si vous voulez connaître le fin mot de l’histoire, il va falloir débourser les quelques 30 euros nécessaires à l’achat de ce beau petit pavé, le seul à regrouper les tomes 1 à 4. Certains trouveront cela un peu cher, d’autant que les couleurs sont très estompées à l’impression et que le rendu est, pour le coup, beaucoup moins flashy qu’il peut l’être à l’écran.

Malgré tout, on vous conseille clairement de sauter sur cette petite perle de la bande dessinée, un retour aux bases qui fait plaisir à lire. On ne se contente pas de sourire en lisant Georges Clooney : une histoire vrai, il arrive qu’on explose de rire devant la débilité de certaines situations, devant des bulles qui restent vides pendant plusieurs cases. Du grand art, la quintessence de ce que devrait être la bande dessinée, avec des idées et pas seulement des dessins.

Un grand bravo à vous, monsieur Valette ! Pédé !

• Acheter en ligne : Georges Clooney : une histoire vrai | • Lire en ligne : Georges Clooney, le blog

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En plus d'essayer de dominer le monde avec Conso-Mag, je suis rédacteur web pour quelques autres sites internet, spécialisés notamment dans les jeux vidéo et le cinéma. Ajoutez à cela une passion pour le football et les vidéos de chatons, et vous avez une vision plus ou moins globale de l'énergumène que je suis.