Souvenez-vous, le mois dernier sortait au cinéma It Follows de David Robert Mitchell, un film d’épouvante aux allures assez rétro dans sa réalisation. Une occasion de revenir sur des œuvres old school souvent écartées du décors sans être pour autant méconnues, certaines ayant même marqué le genre !

BLACK CHRISTMAS, de Bob Clark (1974)

Bob Clark mettait en scène à cette époque ce qui est reconnu comme le premier vrai « slasher »  qui influencera nettement John Carpenter pour Halloween, la nuit des masques qui jouira d’une notoriété et d’une influence nettement plus grande que Black Christmas. Un pensionnat de jeunes étudiantes, Margot Kidder (Lois Lane de la saga Superman), période de Noël, un taré qui donne des appels anonymes, des cadavres qui s’empilent et de la caméra subjective. Un film à voir sans hésitation et disponible ici.

LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000, de Narciso Ibáñez Serrador (1976)

¿ Quien puede matar a un niño ? de son titre original est un uppercut accompagné d’un rare nihilisme et à la violence très marquante. Petite pépite du cinéma hispanique, Narciso Ibáñez Serrador fait du Alfred Hitchcock et remplace les oiseaux par des enfants. Oppressant, dérangeant, provocant et ultra-violent pour son époque, ce film ne laisse pas indemne encore aujourd’hui !

SLEEPAWAY CAMP, de Robert Hiltzik (1983)

Le genre du « slasher » est peut-être un genre très prisé dans le cinéma d’horreur, c’est aussi un des genres des plus délicats à mettre en scène tant il a été victime de son succès et tant il demeure assez compliqué à renouveler. Sleepaway Camp n’échappe pas à cette évolution si ce n’est qu’il ne laisse pas indifférent. Mi-nanar mi-culte, Sleepaway Camp est surtout connu pour ses toutes dernières secondes, sorte de twist-ending d’un malsain assez traumatisant ! Une ado solitaire, un camp de vacances, du look 80’s d’un ringard déconcertant, du meurtre crasseux et ce fameux dernier plan. Laissez-vous tenter !

SOCIETY, de Brian Yuzna (1989)

Le producteur du gore Re-Animator, Brian Yuzna, signe une œuvre qui serait presque l’antithèse du cinéma. C’est mal joué, c’est pas forcément très beau au cadrage, les effets spéciaux sont horribles et c’est assez maladroit dans sa forme. Et pourtant, il parvient à développer dans sa thématique quelque chose qui rend Society  unique et complètement fou ! C’est dégueulasse, c’est troublant et c’est kitsch.

LA MAISON DES 1000 MORTS, de Rob Zombie (2003)

Hommage au cinéma grand-guignolesque des années 70 et directement influencé du féroce Massacre à la tronçonneuse 2, Rob Zombie montre clairement dès son premier film qu’il a digéré ses références cinématographiques pour directement les intégrer au scénario de manière subtile. Déjanté et macabre, La maison des 1000 morts possède ses défauts mais aussi d’énormes qualités. Deux ans plus tard, Rob Zombie réalisera le fou furieux The devil’s rejects, fausse suite mais un immense road-movie horrifique à la violence psychologique parfois proche de l’insoutenable, à voir sans plus tarder !

BONUS : BUG, de William Friendkin (2006)

Bien avant le très réussi Take Shelter de Jeff Nichols (Mud – Sur les rives du Mississipi), Michael Shannon interprétait déjà un rôle à tendance paranoïaque dans Bug. William Friedkin, que l’on connait tous pour avoir réalisé L’Exorciste en 1973 met en scène un drame à l’horreur psychologique crue. Une lente et dérangeante montée en pression durant 1h40. Vous aussi, choisissez de tomber dans la paranoïa !