Quel est le nombre d’auto-entrepreneurs en France ?

Neuf ans après son lancement, le statut d’auto-entrepreneurs apparait comme une réussite au regard du nombre d’inscrits qui a dépassé le million courant 2015.

1 100 000 c’est le nombre d’inscrits à ce régime en 2016, un chiffre important qui témoigne de l’intérêt que les porteurs de projet de création d’entreprise ont à l’égard de ce régime novateur.

En 2008, année de son lancement, ce nouveau régime s’inscrivait dans le dispositif de modernisation de l’activité économique porté sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Le nombre d’inscription a été en hausse d’année en année depuis, ce statut est apparu comme une révolution dans le monde de l’entreprise. Une innovation plébiscitée par sa simplicité de réalisation.

En comparaison, créer une SARL entraine une lourde charge de démarches administratives. L’immatriculation au régime des auto-entrepreneurs, elle, s’effectue via Internet en quelques heures. Un premier facteur qui explique son succès.

Créer une SARL ou se lancer dans l’auto-entreprise ?

Même si la démarche administrative est conséquente, (vous pouvez voir ici la procédure à suivre) créer une SARL a longtemps été le premier choix des personnes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.

En 2011, la Société A Responsabilité Limitée représentait une entreprise sur deux, alors que l’ensemble des SAS (SASU compris) constituait 15% du nombre d’entreprises.

Une donnée qui a bien changé en 4 ans : en 2015 le pourcentage de SAS toute catégorie confondue équivalait à celui des Société A Responsabilité Limitée (48%). Preuve que créer une SARL attire de moins en moins de porteur de projet d’entreprise.

Un phénomène qui s’explique d’une part par l’intérêt porté envers le nouveau statut d’auto-entrepreneur. Autre facteur : la montée exponentielle des Sociétés par Actions Simplifiée (SAS) et SASU (Unipersonnelle) ces dernières années.

Car même si le nombre d’auto-entrepreneurs est en augmentation constante, cette dernière semble ralentir depuis 2014. Derrière ce ralentissement, la mise en vigueur de la Loi Pinel est en cause.

Cette réforme portée sur le régime de l’auto-entreprise en réponse aux problématiques qu’il implique vis-à-vis des métiers de l’artisanat (concurrence déloyale notamment), semble avoir refroidi les entrepreneurs intéressés par le régime.

On constate ainsi un glissement depuis 2014, année où l’immatriculation au régime d’auto-entrepreneur représentait deux créations d’entreprises sur trois, au profit des sociétés dites traditionnelles.

Mais créer une SARL n’est pas redevenu le reflexe premier des entrepreneurs pour autant. On constate sur les dernières années un important regain d’intérêt pour le statut de la société par Actions Simplifiée, que ce soit avec plusieurs associés (SAS) ou en solitaire (SASU).

Plus d’informations sur l’évolution du nombre d’auto-entreprise en France juste ici.

Un ras-le-bol de la lourdeur administrative

Ce n’est pas un constat inédit : la France, enviée pour son modèle social est souvent critiquée par les entrepreneurs pour la lourdeur des restrictions imposées par le Code du Travail.

A tel point que certains se voient découragés avant même d’entamer la démarche de créer une SARL alors qu’ils tiennent une idée d’entreprise. Le statut du micro-entrepreneur (nouvelle appellation mise en vigueur dans le cadre de la Loi Pinel) est ainsi apparu comme une bouffée d’air frais.

Cependant son avenir ne semble pas pérenne, au regard des nombreuses réformes qui lui sont appliquées. Un phénomène qui pourrait expliquer le retour en force des SAS et SASU.  

Car ces dernières offrent une grande liberté au président qui les dirige en matière de gestion et d’organisation. Cette forme de société implique toutefois d’avoir recours à un juriste professionnel pour en rédiger les statuts.

Un coût (3000€ en moyenne) qui semble être privilégié par les entrepreneurs, préférant dépenser plutôt que devoir faire face à une quantité de démarches administratives.

Consultez le rapport sur le panorama des entreprises françaises sur ce site.

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En plus d’essayer de dominer le monde avec Conso-Mag, je suis rédacteur web pour quelques autres sites internet, spécialisés notamment dans les jeux vidéo et le cinéma. Ajoutez à cela une passion pour le football et les vidéos de chatons, et vous avez une vision plus ou moins globale de l’énergumène que je suis.