Vous n’avez jamais rêvé d’avoir un ordinateur aux performances quasi-illimités ? Si vous êtes peu familier avec ce genre de bêtes, vous vous serez rendus à la FNAC où vous vous serez fait plumer aurez peut-être trouvé pour une somme astronomique une machine qui tient à peu près la route ? Ou êtes-vous alors connaisseur ou fin limier du domaine ? Vous aurez consulté des sites tels que Materiel.net, LDLC ou TopAchat, pour faire une configuration entièrement personnalisée à quelques milliers d’euros ? Et si je vous disais que vous pouvez trouver un PC, à des performances poussées pour environ… 30€ ? Voici le Shadow !

La boîte futuriste

Le Shadow, un petit coffret permet de brancher jusqu’à deux écrans en DisplayPort. C’est déjà un bon point dans ce milieu où le multi-screen est devenu une norme (gestion d’un client de serveur vocal, logiciel de chat, navigation diverse, etc). L’USB 3.0 est également au rendez-vous, avec deux ports à l’arrière du boîtier. Le Shadow possède également 2 ports en façade, permettant ainsi de brancher les périphériques usuels : clavier, souris, et plus en utilisant un hub USB. Les connectiques audio de base sont également situées en façade, port micro et casque. Enfin, à l’arrière se situe un port Ethernet à côté de la prise d’alimentation de l’engin. Il est vivement recommandé vis-à-vis du WiFi, nous vous expliquons plus bas pourquoi.

Shadow

Comment marche le Shadow ?

L’idée du Blade Group, la société française mère du Shadow, est de proposer un petit boîtier à tout le monde, avec des performances uniques et sur abonnement. Vous avez en réalité un seul ordinateur, stocké sur un serveur. Le boîtier du Shadow se connecte dessus, avec votre compte client, et ouvre votre ordinateur. Le boîtier n’est qu’une interface ! Vous pouvez également vous y connecter via l’appli disponible sur les fournisseurs d’appli des différents smartphones, et même depuis un ordinateur de bureau déjà existant.

Pour peu de frais, vous vous retrouvez alors avec des performances enfin dignes de vos besoins pour du jeu ou des demandes juste très poussées. Dans le boîtier se trouve une petite carte de leur conception, qui sert simplement de passerelle entre les périphériques et le serveur distant, à l’image d’un Raspberry Pi.

Les avantages

On appréciera le design futuriste et la légèreté de la boîte. L’avantage d’avoir un ordinateur sur le Cloud est que votre configuration est évolutive. En effet, lorsque les serveurs changent leur matériel (sans interruption pour vous, bien évidemment), la migration est transparente avant de passer sur un matériel plus récent. Aucune pièce ne peut griller, si cela arrive, côté serveur, le changement est rapidement effectué. Cela est au plus transparent pour les utilisateurs, grâce à la virtualisation.

L’autre avantage est la consommation électrique. Puisque la boîte n’a qu’une petite consommation de puissance, rien n’apparaît sur la facture électrique. La configuration est personnalisable, et votre abonnement en voit son prix changé selon le matériel utilisé. Enfin, le boîtier est transportable. Et ça, c’est vraiment un gros avantage par rapport à une tour.

Les inconvénients

Pour posséder un Shadow, une bonne connexion Internet est requise. Vous allez en effet utiliser des données provenants d’un centre distant, soit du son et de la vidéo. Le problème, c’est le continu : votre connexion Internet doit être fiable. C’est pourquoi nous vous recommandons (ainsi que l’équipe du Shadow) d’utiliser un câble Ethernet.

Conclusion

Petit, performant, très joli, le Shadow est sans aucun doute en bonne voie pour se faire adopter de tous les publics. Blade Group a fait le pari du Cloud, assez risqué. Les gamers abandonneront-ils leur matériel entièrement personnalisé et customisé pour le Shadow ?

A propos de l'auteur

Rédacteur

Étudiant en IUT Informatique à Aix-en-Provence, passionné de nouvelles technologies, et mangeur de brownies. Entre études, travail, journal, kébab et dodo…