Prey est disponible depuis une poignée de semaines maintenant sur PS4, Xbox One et PC. C’est avant tout un hommage aux années 90 et une inspiration directe de l’excellent System Shock. Bethesda Softworks et Arkane Studios ont mis les petits plats dans les grands pour tenter d’imposer un titre profond à une époque où les FPS ont tendance à miser toujours plus sur la surenchère d’action. Test complet.

Half-Life 3

Derrière cet intertitre qui va faire pleurer du sang à ceux qui espéraient un retour de Gordon Freeman durant cet E3 (comme tous les ans depuis bien trop longtemps maintenant) se cache toutefois un constat sans équivoque. Prey est bel et bien le digne successeur de l’homme au pied-de-biche rouge. On ressent cela dès les premières minutes de l’aventure, qui nous glissent dans un monde qui vit autour de nous. A l’image de ce rail que l’on a suivi dans Black Mesa il y a plusieurs années maintenant, on découvre ici un univers qui se raconte de lui-même, qui semble exister depuis bien longtemps avant que nous n’ayons inséré le disque dans notre console.

Le titre nous fait incarner Morgan Yu. On se réveille à bord d’un gigantesque vaisseau volant, fleuron de l’aérospatiale américano-russe d’un futur alternatif magnifiquement représenté. On découvre d’entrée de jeu un univers magnifique, qui nous rappelle sans trop de problème qu’Arkane est également à l’origine de la saga Dishonored. Alliant designs baroques et futuristes, Prey propose des décors qu’on aime arpenter, malgré un Cry Engine qui commence à être un peu sur les rotules. Très vite, on découvre qu’une espèce extra-terrestre a envahi la station, décimant tout le monde sur son passage. On se retrouve alors très rapidement en situation de survie, à devoir glaner kits de soin, armes et munitions sans se faire trucider à chaque recoin.

Homard m’a tuer

Le bestiaire que l’on est amené à affronter est assez classique dans l’ensemble, à l’exception du Mimic. Ce petit crabe très agile possède la possibilité de se transformer en n’importe quel objet de l’environnement. On vous laisse imaginer les jump scares qui sont monnaie courante, lorsque l’on se fait subitement attaquer par une chaise ou une tasse de café ! Une capacité qu’il sera d’ailleurs possible d’assimiler au fil de l’aventure, afin de pouvoir la retourner contre les envahisseurs. Pour venir à bout de tout ce beau monde, on dispose d’un arsenal là encore assez basique, accompagné d’un petit nouveau qui va changement radicalement la façon de jouer. Il s’agit du GLOO Gun qui, comme son nom l’indique, envoie une sorte de glue sur les ennemis pour les immobiliser. En dehors des affrontements, il est également possible d’utiliser cette arme pour se créer des chemins de mousse solide en Polyuréthane.

Le level design du titre est en effet extrêmement bien conçu et permet d’utiliser toutes sortes d’approches face aux situations. Avec ce GLOO Gun certes, mais également de façon plus évidente. Comme dans Dishonored et beaucoup de titres récents, il est toujours possible d’appréhender une même situation de plusieurs manières, tout en discrétion ou à la sauvage notamment. A côté de cela, Arkane a inclus des phases appelées 0G, pour zéro gravité. Si le gameplay lors de ces phases nous a peu convaincu, elles ont le mérite d’apporter une vraie variété dans une construction d’aventure assez simpliste.

TEST - Prey
Prey est un excellent jeu. S'il ne parvient pas à se hisser au rang de référence comme on aurait pu l'espérer, il propose malgré tout une excellente aventure. Son côté survival horror et son univers bien conçus nous mettent dans les meilleures conditions pour une belle expérience. Malheureusement, celle-ci manque sans doute un peu de génie pour rester totalement inoubliable.
Les +
  • L'univers magnifique
  • Les pouvoirs extraterrestres
  • Le level design bien pensé
Les -
  • Le manque de génie dans le scénario
  • Les phases 0G moyennes
  • Le Cry Engine vieillissant
7.5Note Finale
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En plus d’essayer de dominer le monde avec Conso-Mag, je suis rédacteur web pour quelques autres sites internet, spécialisés notamment dans les jeux vidéo et le cinéma. Ajoutez à cela une passion pour le football et les vidéos de chatons, et vous avez une vision plus ou moins globale de l’énergumène que je suis.