Un palais qui a été pillé, brûlé et dont de nombreuses œuvres d’art font maintenant partie de collections privées et non rendues à la Chine. Cela rappelle un tant soit peu ce qui s’est passé avec les Allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale. Difficile de restituer ces œuvres qui valent des milliers, des millions à ses propriétaires, un pays. Ceci est un des sujets du roman.

Ce roman est construit comme un scénario de cinéma. Les images viennent très facilement. Le lecteur suit les différents protagonistes et met très facilement un visage sur eux mais aussi sur les paysages parcourus.

Sans connaître la Chine, les détails sont tellement flagrants que je m’y serais crue avec Thomas. C’est également le cas lors de ses différentes rencontres, sa partie de poker et tout ce qu’il est obligé de réaliser en tant qu’indic ou pour s’immiscer dans ce groupe où il devra tuer.

Pour Thomas, cette mission ressemble vraiment à une partie de poker.

Va-t-il réussir ou comme le laisse présager le début, va-t-il échouer ?

Après le meurtre de son partenaire de partie, il se retrouve en prison et très vite, il sera embrigadé pour faire tomber un gros bonnet grâce à un de ses anciens amis. Thomas est un ancien de la Légion, il a fait la guerre. Il connaît la solitude. En prison, il ne doit pas faire de vagues pour que personne ne sache d’où il vient réellement.

En quelques pages, l’auteur nous décrit l’univers carcéral. Ensuite, ce sera ce qu’il sera obligé de faire en tant qu’indic.  Il n’est pas libre et doit rendre compte de tout, même en passant au détecteur de mensonge. Revoir son ami et profiter d’une belle vie, apprendre énormément au sujet de la Chine lui font découvrir de nouveaux horizons avec cette mission. Mais Thomas sait que le chemin sera long et rude surtout avec la torture de cette famille. L’auteur nous décrit bien ses état d’âme et sa plongée dans l’indicible, où tout lui reviendra en mémoire quoi qu’il fasse. Bien que soldat, Thomas n’est pas un homme fait pour tuer.

Je n’ai pas eu de véritable coup de cœur pour ce roman, pourtant très bien construit et aussi très instructif par rapport aux vols d’objets d’art et ce qui s’est passé en Chine il y a des années de ça avec la destruction du magnifique palais par la coalition franco-britannique.

Têtes de dragon de David Defendi
Histoire5.6
Auteur9.8
Suspense8.7
8Note Finale
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