À la maison, « Soda Pop » et « Briller » ont depuis longtemps intégré la playlist officielle de Noah. Et, à force, celle de ses parents aussi. Avec Ko, on avait bien aimé K-Pop Demon Hunters, son énergie et son univers, alors on est toujours contents d’y replonger. Après les puzzles K-Pop Demon Hunters de Ravensburger, voici donc le Labyrinth aux couleurs du film. Une rencontre qui donne envie de ressortir ce grand classique, même si elle ne nous semble pas complètement évidente une fois sur la table.
Les mêmes couloirs, de nouveaux visages
Si vous connaissez Labyrinth, vous retrouverez immédiatement vos marques. À chaque tour, vous insérez une tuile sur le côté du plateau pour faire coulisser une rangée et modifier les chemins. Vous déplacez ensuite votre pion pour essayer de rejoindre le personnage indiqué sur votre carte. Le problème, évidemment, c’est que les autres joueurs ont leurs propres projets d’aménagement. Votre magnifique itinéraire peut donc se transformer en impasse avant même que vous ayez eu le temps de l’emprunter.
C’est toujours ce qui fait le charme du jeu : des règles faciles à comprendre, mais une vraie gymnastique pour anticiper les déplacements. On cherche une ouverture, on prépare son prochain coup, et il faut parfois tout revoir parce qu’un adversaire a poussé la mauvaise rangée. Enfin, mauvaise pour nous.
Cette édition conserve le format familial du classique : deux à quatre joueurs, dès sept ans, pour des parties annoncées de vingt à trente minutes. Les trésors laissent leur place aux personnages du film, et l’ensemble adopte son identité visuelle. En revanche, il s’agit bien d’un changement d’habillage : aucune nouvelle mécanique ne vient traduire les concerts, la musique ou la chasse aux démons.


Une licence plaisante, une lisibilité en retrait
Retrouver un univers qu’on aime sur un jeu de société reste un petit plaisir. Avec Noah et son enthousiasme pour les chansons, cette boîte a forcément un capital sympathie immédiat. Mais je trouve que K-Pop Demon Hunters ne se prête pas particulièrement au principe de Labyrinth. On reconnaît les personnages, on apprécie les illustrations, sans vraiment retrouver les sensations du film dans ce qu’on fait. C’est avant tout un skin.
Mon autre réserve est plus concrète : je trouve le plateau moins lisible que celui du jeu classique. Les teintes foncées et les nuances de violet et de rose donnent une ambiance fidèle au film, mais les chemins et les illustrations se distinguent moins facilement d’un coup d’œil. Sur un jeu où l’on passe son temps à suivre mentalement des couloirs, ce n’est pas complètement anodin.
Le plaisir de Labyrinth reste bien présent. Pour découvrir ce classique avec des fans du film, cette édition a donc du sens. Si vous possédez déjà la boîte originale, en revanche, l’envie de retrouver Rumi, Mira et Zoey sera la principale raison de craquer. De notre côté, on apprécie les retrouvailles, avec une préférence pour la clarté du plateau historique.

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