Les Hauts de Hurlevent fait partie de ces titres que l’on connaît même sans vraiment les connaître. Un nom déjà entendu, une œuvre classique que l’on range mentalement dans la grande bibliothèque des romances tragiques, sans forcément avoir eu envie d’en pousser la porte (et ce même si Juliette nous recommandait cette lecture déjà en 2014 !) . C’était notre cas avant de découvrir Hurlevent, nouvelle adaptation signée Emerald Fennell, portée par Margot Robbie et Jacob Elordi.
La curiosité venait surtout de Margot Robbie, que l’on apprécie beaucoup, mais que l’on avait hâte de voir dans un registre plus sombre, plus fiévreux, loin de certaines images plus pop associées à sa carrière récente (coucou Barbie). Jacob Elordi, lui, partait presque de zéro pour nous. Et au final, c’est bien le duo qui donne au film son cœur battant.
Une adaptation hors du temps
Avec Hurlevent, Emerald Fennell ne cherche visiblement pas à livrer une adaptation scolaire du roman d’Emily Brontë. Le film prend le parti d’un univers qui évoque une époque ancienne, sans jamais s’y enfermer complètement. Les demeures, les rapports sociaux, les costumes et les décors donnent bien des repères, mais ceux-ci sont volontairement brouillés. Certains choix de tissus, de coupes ou de matières semblent sortir du cadre historique attendu, comme si le film refusait de se laisser ranger dans une case précise.
Ce léger flottement temporel se retrouve aussi dans la musique, qui glisse parfois de très fines touches plus modernes, presque électro, sans jamais casser l’ambiance. Rien de brutal ni de tape-à-l’œil, mais assez pour faire sentir que cette histoire d’amour, de frustration et de domination ne cherche pas seulement à parler d’un vieux monde disparu. Elle parle aussi d’un désir plus universel, plus instinctif, qui traverse les époques avec la délicatesse d’une tempête dans une porte mal fermée.
Le thème reste pourtant très classique : deux êtres qui s’aiment, ou croient s’aimer, mais qui ne parviennent jamais vraiment à se rejoindre. Mauvaise classe sociale, mauvais timing, non-dits, orgueil, incompréhensions… Hurlevent coche beaucoup de cases du grand drame romantique. Mais quand c’est bien incarné, ça fonctionne toujours. Et ici, ça fonctionne.
Margot Robbie impose une Catherine fascinante, capricieuse, libre, pénible parfois, mais jamais fade. Une vraie petite emmerdeuse, dans le meilleur sens du terme, qui refuse d’être domptée et donne au film une énergie nerveuse très agréable. Jacob Elordi est également très solide en Heathcliff, plus sombre, plus contenu, plus abîmé. Le personnage est bien construit, même s’il nous a moins happés que Catherine, sans doute parce que sa douleur se transforme vite en dureté, là où elle conserve une forme de chaos plus séduisant à l’écran.
Le film brille aussi par son atmosphère. La demeure d’enfance de Catherine et Heathcliff, battue par le vent et la pluie, devient presque un personnage à part entière. On y sent la rudesse du lieu, la violence du climat, mais aussi celle des êtres qui y grandissent. À l’opposé, la maison des Linton affiche le confort, l’opulence et une forme de douceur policée qui tranche violemment avec ce monde de boue, de pierre et de colère. Les décors sont superbes, les lumières souvent magnifiques, et l’ensemble donne au film une vraie puissance visuelle.
Les seconds rôles ne sont pas en reste. Isabella, notamment, apporte une touche délicieusement névrosée, presque dérangeante, qui nous a fait sourire à chacune de ses apparitions. Dans un récit aussi chargé en passions contrariées, ce genre de présence secondaire aide à éviter que le film ne se résume uniquement à son couple central.
Un Blu-ray généreux en bonus
Côté Blu-ray, Warner Bros. propose une édition solide, avec un vrai plaisir devenu trop rare : du contenu supplémentaire qui ne donne pas l’impression d’avoir été ajouté pour remplir une ligne au dos de la jaquette. Le disque propose notamment un commentaire audio d’Emerald Fennell, ainsi que plusieurs modules making-of autour de la création du film.
Les bonus permettent de mieux comprendre l’approche de la réalisatrice, sa manière de traiter cette matière classique comme un rêve fiévreux plutôt que comme une reconstitution figée. Les modules consacrés aux lieux et aux costumes sont particulièrement intéressants, car ils éclairent justement cette volonté de créer un monde identifiable, mais pas totalement prisonnier d’une période historique précise. C’est le genre de complément qui enrichit réellement le visionnage, surtout pour celles et ceux qui, comme nous, ne connaissaient pas spécialement l’œuvre originale avant de lancer le film.
L’édition Blu-ray propose le film en 1080p Haute Définition, avec une piste Dolby Atmos TrueHD en anglais et en français. Le résultat met bien en valeur les décors, les contrastes de lumière et l’ambiance sonore très travaillée du film. Sur une œuvre aussi dépendante de son atmosphère, du vent, de la pluie, des intérieurs chargés et des respirations entre les personnages, c’est évidemment un vrai plus.
Hurlevent n’est peut-être pas l’adaptation à conseiller à quelqu’un qui chercherait une lecture très sage ou académique du roman d’Emily Brontë. Mais comme porte d’entrée dans cet univers, le film d’Emerald Fennell a de vrais arguments. Il est beau, intense, porté par un duo d’acteurs très convaincant et par une Margot Robbie particulièrement magnétique en Catherine impossible à apprivoiser.
Tout ne touche pas avec la même force, Heathcliff nous ayant un peu moins emportés que sa partenaire de jeu, mais l’ensemble reste suffisamment incarné pour que cette histoire d’amants maudits conserve son pouvoir d’attraction. Le Blu-ray ajoute à cela des bonus réellement intéressants, qui permettent de prolonger l’expérience et de mieux apprécier les choix artistiques du film. Une édition recommandable, donc, surtout si vous aimez les romances tragiques, les grandes demeures fouettées par la pluie et les personnages qui auraient probablement besoin de communiquer deux minutes autour d’une tisane, mais préfèrent ruiner plusieurs vies à la place.
![[Blu-Ray] Hurlevent : Margot Robbie et Jacob Elordi dans une passion qui souffle fort](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/ChatGPT-Image-18-juin-2026-11_00_28-360x180.png)
![[Test Switch 1&2] Outbound : le road trip cosy dont vous avez besoin](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/OUTBOUND-360x180.jpeg)

![[Test PC] Guilty Gear – StrIVe 2.0](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/Vignette_Guilty-360x180.png)

![[Test PS5] 007 : First Light](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/First-light-360x180.jpg)
![[Test Switch 2] Nine Sols](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/Nine-Sols_2-360x180.jpg)
![[Test Switch 2] The Disney Afternoon Collection](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/2026060921514500_s-360x180.jpg)











![[LIVRE] Black-Out – Et si les Etats-Unis coupaient nos services numériques ?](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/blackout-360x180.png)











![[Livre] Stades et clubs de légende : un tour d’Europe depuis son canapé](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2025/11/Stades-et-clubs-de-legende-360x180.jpg)

![[Blu-Ray] Hurlevent : Margot Robbie et Jacob Elordi dans une passion qui souffle fort](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/ChatGPT-Image-18-juin-2026-11_00_28-750x375.png)


![[Test Switch 1&2] Outbound : le road trip cosy dont vous avez besoin](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/OUTBOUND-120x86.jpeg)









![[Blu-Ray] Hurlevent : Margot Robbie et Jacob Elordi dans une passion qui souffle fort](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/ChatGPT-Image-18-juin-2026-11_00_28-120x86.png)