Quand on lance Saros pour la première fois, pas le temps de niaiser avec un menu quelconque,on se retrouve tout de suite dans la peau d’Arjun Devraj, un Soltari Enforcer envoyé sur la planète Carcosa. L’écran s’ouvre sur cette éclipse permanente qui baigne tout d’une lumière étrange, et on comprend rapidement que quelque chose ne tourne pas rond. Les premiers pas sont ceux d’une mission de recherche qui tourne mal : on explore des ruines hostiles, on rencontre les premiers ennemis, et très vite, la boucle temporelle s’enclenche. C’est une introduction percutante qui pose l’ambiance sans trop en dire, et qui donne envie de continuer pour comprendre ce qui se passe vraiment. Après une quinzaine d’heures, voilà mon retour sur ce nouveau titre made in Housemarque, suite spirituelle de Returnal.
Visuellement, le jeu impressionne dès les premiers instants. Housemarque a su créer des environnements variés et très détaillés sur ma PS5 « normale »: des ruines organiques aux forêts luminescentes en passant par des zones plus industrielles et corrompues. Les effets de particules pendant les combats sont particulièrement réussis, avec des milliers de projectiles qui remplissent l’écran sans jamais rendre l’action confuse. Tout reste lisible, même dans le chaos. Les animations sont d’une fluidité désarmante (sans mauvais jeu de mot), les armes ont du caractère et la direction artistique, à tomber par terre, renforce cette sensation d’un monde alien oppressant et hostile. C’est beau à s’en décoller la rétine, on tient peut-être là l’un des plus beaux jeux de cette génération, qui est plutôt décevante jusqu’ici avouons-le…
![SAROS-1-1024x576 [Test PS5] Saros](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/SAROS-1.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
L’histoire gagne en profondeur au fur et à mesure qu’on avance. On suit Arjun qui cherche des réponses sur cette planète perdue, pris dans une boucle qui mélange mémoire, corruption et identité. Il y a plus de cinématiques et de logs que dans les précédents jeux du studio, avec des thèmes qui se développent progressivement. Au début, ça reste assez mystérieux et un peu abstrait, mais plus on progresse dans les runs, plus les pièces du puzzle se mettent en place. Ce n’est pas toujours parfait, certains passages restent un peu cryptiques (et c’est voulu), mais l’ensemble tient la route et donne une vraie motivation pour continuer. C’est plus ambitieux que ce à quoi on pouvait s’attendre d’un shooter roguelite.
![saros-4-1024x576 [Test PS5] Saros](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/saros-4.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
En ce qui concerne le gameplay, celui-ci constitue le cœur de l’expérience, et il s’améliore nettement avec le temps, surtout grâce à la profondeur du système de tir. Dès les premiers runs, on se mouvoit de manière fluide avec dash et glissades dans tous les sens, mais c’est le shoot qui prend rapidement toute la place. On ramasse régulièrement des armes et des bonus pendant les runs, ce qui change la dynamique à chaque tentative. Les armes principales (comme les pistolets à mains, mitraillettes ou autres fusils en tout genres) disposent chacune de plusieurs modes de tir : un tir principal classique et un tir alternatif activé en pressant à moitié la gâchette L2, avec une résistance haptique très bien pensée. Ça permet d’adapter son style en permanence, selon la situation.
![saros-3-1024x576 [Test PS5] Saros](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/saros-3.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
En plus de ça, on accède assez tôt à une arme énergétique intégrée au bras d’Arjun, une arme puissante qui se recharge en absorbant certains projectiles ennemis grâce au bouclier. Le bouclier Soltari, activé en maintenant R1, est un élément central : il protège pendant un temps limité tout en convertissant les projectiles bleus en énergie. Cette énergie alimente à la fois le bouclier et la Power Weapon, créant un cycle défensif-offensif très satisfaisant. Il faut apprendre à alterner esquives, absorption et coups puissants, ce qui rend les combats plus tactiques qu’il n’y paraît au premier abord.
![saros-2-1024x576 [Test PS5] Saros](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/saros-2.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
La progression permanente renforce encore cette boucle. On collecte des lucénites pendant les runs, qui servent à débloquer et améliorer un arbre de compétences entre les tentatives, géré par le plus capitaliste des robots… Cet arbre se développe au fur et à mesure qu’on vainc des boss, débloquant de nouveaux nœuds et améliorations. Il repose sur trois attributs principaux : la résilience pour la santé, le commandement pour la jauge d’énergie (et donc le temps de bouclier et l’utilisation de l’arme énergétique), et l’entraînement pour une meilleure progression globale. Au début, on se sent vulnérable et on meurt souvent, mais après plusieurs boss vaincus et des upgrades accumulés, on passe à une vraie sensation de maîtrise. Les boss eux-mêmes demandent de bien maîtriser ces mécaniques, avec des patterns de plus en plus complexes, et Dieu sait que ces derniers ont bénéficié d’un soin tout particulier, c’est un réel bonheur de les affronter, croyez-moi.
![saros-6-1024x576 [Test PS5] Saros](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/saros-6.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Un point qui mérite d’être souligné, c’est l’utilisation de la DualSense. Housemarque a vraiment bien travaillé les retours haptiques et les gâchettes adaptatives. On sent les impacts, la résistance des armes selon le mode de tir, la pluie corrosive ou la corruption qui ronge l’armure. Ça ajoute une couche d’immersion physique très réussie : les combats deviennent plus tactiles, et on anticipe parfois les coups grâce aux vibrations. C’est subtil mais constant, et ça renforce vraiment la sensation de présence sur Carcosa. Après plusieurs sessions, on remarque à quel point ça contribue au plaisir global.
Au final, Saros est une belle évolution dans le style de Housemarque. Il garde l’intensité des bullet hell tout en apportant une progression plus généreuse et une histoire qui gagne en consistance au fil des runs. Ce n’est pas sans petits défauts, notamment une narration qui reste parfois un peu cryptique, mais l’action, les sensations et la rejouabilité sont au rendez-vous. Une exclusivité PS5 solide qui vaut le détour si vous aimez les défis gratifiants et les ambiances sci-fi sombres.
![[Test PS5] Saros](https://www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/05/SAROS-360x180.jpg)
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