Dans cet article, nous partons à la découverte de Lunarium, un Action-RPG contemplatif en vue isométrique dans un univers fantastique, développé par Lunarium Game Studio.
Nous incarnons Ave, une chevaleresse faisant équipe avec Lune, une mystérieuse voyageuse des étoiles, pour un périple à travers le royaume. L’objectif de cette aventure étant de découvrir l’origine d’un mal provenant d’une autre dimension et menaçant le monde, le Nihilus, et de trouver un moyen de l’arrêter.
Une direction artistique onirique
Je pense qu’il est naturel de commencer par ce qui nous frappe en premier lorsqu’on lance Lunarium, à savoir les visuels magnifiques que propose le jeu.
Nous débutons notre aventure dans une forêt semblant tout droit sortie d’un rêve et ce, grâce à la combinaison de décors travaillés à la main ainsi que d’une esthétique aux couleurs pastel, donnant l’impression qu’une peinture aurait pris vie au travers d’un jeu vidéo. Nous traversons ainsi les différents tableaux incarnés par les environnements qui nous sont proposés tout au long du jeu.
Il en va de même pour les différents personnages, dont les charadesign peuvent être admirés en détail durant les phases de dialogues.
Cette direction artistique onirique vient réellement servir le propos du jeu en se confrontant aux problématiques mises en place par le scénario et notamment ce mal, le Nihilus, qui menace l’harmonie d’un monde qui semblait pourtant figé dans une toile.
Ce choix concernant les visuels ainsi que l’ambiance générale que propose le titre permet également de se démarquer vis-à-vis des autres jeux du même style dont Lunarium s’est, sur certains points, largement inspiré.
![2939790_10-1024x576 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/2939790_10.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
![image-19-1024x575 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-19.png?resize=1024%2C575&ssl=1)
Inspiré par les plus grands
Si Lunarium trouve principalement son originalité via sa direction artistique sublime, c’est au niveau du gameplay que l’on ressent que les développeurs se sont inspirés de plusieurs éléments de game design démocratisés par un studio que j’affectionne tout particulièrement, Fromsoftware.
Ainsi, bien que, visuellement, Lunarium s’éloigne largement de l’esthétique sombre, chérie par Hidetaka Miyazaki, le titre reprend, tout de même, de nombreux éléments spécifiques aux jeux de type « souls like », et le fait très bien.
Tout d’abord, il est aisé de retrouver des similitudes au niveau des mécaniques de jeu. En effet, les joueurs familiers avec les créations de Fromsoftware et des autres studios s’en inspirant ne seront pas surpris de retrouver, entre autres, un système de soins limité, des checkpoints permettant de se reposer mais faisant également réapparaître les ennemis vaincus auparavant ou encore une forme de monnaie pouvant être récoltée en éliminant des ennemis et permettant d’améliorer son équipement.
![image-18-1024x584 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-18.png?resize=1024%2C584&ssl=1)
![image-20-1024x580 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-20.png?resize=1024%2C580&ssl=1)
En outre, Lunarium reprend également des éléments habituels des souls like au niveau de son gameplay de combat. Je pense certes aux esquives mais surtout aux parades et parades parfaites mises en lumière grâce au gameplay d’un de mes jeux préférés, Sekiro.
Je tiens d’ailleurs à souligner que Lunarium possède, à mon sens, parmi les meilleures sensations de parades que j’ai pu expérimenter. En effet, la combinaison des VFX, du sound design et surtout de la précision du timing de parade nous donne vraiment l’impression de ressentir l’impact, ce qui est plutôt rare dans les jeux du genre car il est difficile de trouver le bon équilibre. Tout laisse ainsi penser qu’une vraie réflexion a été effectuée pour que la direction artistique ne soit pas simplement là, en parallèle du gameplay mais qu’elle vienne aussi sublimer ce dernier.
Gameplay qui fonctionne cependant très bien par lui-même étant donné que je n’ai jamais eu le sentiment qu’un combat était injuste. J’entends par là que la défaite sera toujours causée par un manque de maîtrise du joueur et non par un problème d’équilibrage ou de hitbox. Ces éléments de game design étant très bien travaillés afin de proposer aux joueurs l’expérience la moins frustrante possible, ce qui manque parfois à certains titres du même genre.
![image-29-1024x520 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-29.png?resize=1024%2C520&ssl=1)
![image-28-1024x578 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-28.png?resize=1024%2C578&ssl=1)
C’est également au niveau du level design que l’on retrouve des inspirations du côté des différents titres de Fromsoftware, et notamment d’un de leurs premiers succès, Dark Souls 1. Souvent considéré comme une référence en matière de level design parmi les souls-like, Dark Souls 1 se distingue effectivement par des zones interconnectées que l’on relie au fil du jeu en débloquant des raccourcis et des passages secrets.
Et Lunarium, bien que ses zones soient séparées, réussit souvent à nous faire dire “Ah oui, on est ici en fait !” après avoir débloqué un raccourci nous rapprochant d’un checkpoint. Cette mécanique est notamment possible grâce à l’exploitation du concept de Nihilus pour créer des amas de matière noire dont le point faible est un oeil, souvent atteignable en faisant un détour et devant être détruit pour libérer le passage. Ces obstacles ne sont d’ailleurs pas sans rappeler la « Malice », une matière noire présente de façon récurrente dans Zelda : Breath of the Wild.
Lunarium réussit donc, une fois de plus, à s’inspirer d’une mécanique et à se la réapproprier de façon ingénieuse pour que cette dernière permette d’améliorer l’expérience de jeu tout en restant cohérente avec l’univers.
![image-21-1024x575 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-21.png?resize=1024%2C575&ssl=1)
![image-22-1024x587 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-22.png?resize=1024%2C587&ssl=1)
Des idées originales
Bien que Lunarium s’inspire de nombreux titres, et notamment du côté des souls like, le jeu propose tout de même certaines mécaniques innovantes et originales. Je pense particulièrement à l’utilisation des deux personnages durant les affrontements. En effet, le gameplay reprend les éléments mis en place par le scénario et fait combattre les deux protagonistes ensemble. Bien qu’Ave soit le personnage que nous contrôlons en priorité de par les déplacements ou les attaques, il sera tout de même nécessaire d’utiliser les capacités de Lune. Cette dernière permettant notamment de soigner Ave, de lui donner des bonus en combat ou encore de déclencher des attaques spéciales.
Il faudra donc utiliser tous les outils à notre disposition pour venir à bout des ennemis sur notre route et progresser dans l’aventure. Car oui, bien que la difficulté ne soit pas aussi élevée que celle des titres de Fromsoftware, le jeu offre cependant un certain challenge et il sera essentiel de maîtriser les différentes mécaniques de gameplay ainsi que les patterns des nombreux monstres qui croiseront notre chemin.
Cela m’amène à parler d’un autre point qui permet à Lunarium de se démarquer vis-à-vis des autres souls like : son bestiaire.
Bien que les monstres que nous aurons à affronter sur notre chemin soient relativement classiques dans leurs concepts, c’est surtout au niveau de leur charadesign que ceux-ci se démarquent.
![image-16-1024x583 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-16.png?resize=1024%2C583&ssl=1)
![image-17-1024x575 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-17.png?resize=1024%2C575&ssl=1)
Nous rencontrons effectivement des chevaliers, des spectres ou encore une flore agressive; des créatures somme toute habituelles dans un univers de fantasy. Mais c’est encore une fois grâce au travail réalisé sur la direction artistique que ces ennemis se démarquent des nombreux bestiaires de souls like basés sur un univers de dark fantasy avec des visuels cherchant à se rapprocher du réel.
Le choix du style « peint » offre ainsi une forme de liberté quant au design des différents monstres et permet de transcender les limites du style réaliste.
Lunarium propose également d’étoffer son gameplay via un système d’équipement sous forme de capes ayant chacune des effets spécifiques et qu’il est possible de personnaliser en ajoutant des broderies offrant des bonus pour le combat, à la manière des charmes dans Hollow Knight. Ce système ajoute une part de stratégie en amont des combats, ouvrant ainsi la porte à une certaine forme de rejouabilité.
![image-23-1024x574 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-23.png?resize=1024%2C574&ssl=1)
![image-26-1024x573 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-26.png?resize=1024%2C573&ssl=1)
Des éléments plus classiques
Passons maintenant au point qui, à mon sens, est légèrement en dessous du reste : le scénario du jeu.
En effet, je trouve le point de départ de ce dernier un peu classique : un héros dans un monde de fantaisie qui doit sauver un royaume d’un mal en expansion qui le menace en corrompant la faune et la flore. C’est un scénario simple, qui fonctionne plutôt bien mais qui ne se suffit clairement pas à lui-même.
On sent que le jeu ne cherche pas à mettre l’histoire sur le devant de la scène mais plutôt à s’en servir pour mettre en valeur les autres aspects du jeu comme le gameplay ou la direction artistique.
Cependant l’univers du jeu, quant à lui, est très bien présenté, que ce soit par les dialogues entre les personnages, mais surtout par les décors que nous traversons tout au long du jeu. Ces derniers nous faisant ressentir la mélancolie d’un monde en ruine, autrefois prospère. J’ai effectivement trouvé que les développeurs avaient particulièrement bien réussi à retranscrire cette ambiance morose s’étant emparée du royaume suite à l’apparition du Nihilus au travers des différentes zones et des panoramas que nous traversons durant notre aventure.
Lunarium, malgré un scénario quelque peu banal, arrive donc, tout de même, à retranscrire des émotions fortes, immergeant ainsi le joueur dans son univers.
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![image-25-1024x575 [Test PC] Lunarium](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/07/image-25.png?resize=1024%2C575&ssl=1)
Conclusion : Un souls-like sortant de l’ordinaire, à ne pas manquer
Lunarium est donc pour moi une grande réussite en matière d’Action-RPG. Reprenant habilement les codes classiques des jeux de type souls-like, il réussit à se démarquer vis-à-vis des autres titres du genre en misant sur une direction artistique originale mais parfaitement maîtrisée ainsi que sur des ajouts inhabituels en termes de mécaniques de gameplay qui permettent d’approfondir ce dernier.
Attention cependant, les joueurs étant plus attirés par l’histoire que le gameplay ne trouveront peut-être pas leur compte avec ce jeu. En effet, malgré un level design très intéressant et un world building vraiment bien maîtrisé, le scénario est, quant à lui, un peu en dessous du reste. Le challenge proposé par le jeu, nécessitant de prendre le temps de maîtriser les différents aspects du gameplay, pourra, lui aussi, décourager certains joueurs à franchir le pas.
Malgré tout, si les défis ne vous font pas peur, je pense que Lunarium peut être une des bonnes surprises de 2026, d’autant plus si vous appréciez les souls-like : il devient alors, à mon sens, un incontournable du genre.
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