Déjà un titre révélateur du périple intérieur de l’auteur lorsqu’il marche de par le monde, qu’il s’agisse des pistes asiatiques, des forêts sibériennes ou des bords du lac Baïkal. Mais ici, c’est la France, à travers laquelle Sylvain va tracer une diagonale depuis les Alpes Maritimes jusqu’à la pointe du Cotentin.

Pour cette traversée, pas de grandes pistes, mais des chemins discrets qui traversent de temps à autres les grands GR, des chemins noirs, quelquefois autant que l’âme de celui qui les parcourt et livre avec son talent habituel tout un ensemble de faits, de rencontres, accompagné vers la fin par ses amis de toujours.


Et bien sûr, le miracle s’accomplit… Pour le lecteur en tout cas, c’est certain, qui se trouve emporté par le vocabulaire si riche de Sylvain et par l’enchaînement de ses phrases qui avancent tout aussi sereinement que ses pas.

Je retiens bien sûr sa traversée de l’Aubrac, sans dévier vers les éventuelles tentations du chemin de Compostelle, filant toujours au nord-ouest, tout en prenant le temps de célébrer les bosquets faméliques de hêtres de l’immense plateau duquel les vaches sont déjà descendues.


Lecture magique si on aime cet auteur, qui donnera envie de revenir à ses côtés pour ceux qui le découvriraient le long de ses chemins noirs.

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