Il y a des rendez-vous qu’on ne manque jamais. Certains vont au ciné le mercredi, d’autres attendent Noël pour changer de smartphone… moi, j’ai toujours cette petite excitation quand débarque un nouveau Call of Duty. Même si je sais exactement ce que je vais manger, même si je sais qu’on va ressortir les mêmes débats sur la lassitude, les micro-changements, les critiques mi-figue mi-raisin.
Ça fait des années que la série fonctionne comme un marathon annuel : une sortie, des millions de ventes, un pic de joueurs, des serveurs blindés, et deux semaines plus tard, des commentaires fatalistes du style : « C’est solide, mais ça tourne en rond. »
Black Ops 7, c’est exactement ça. Sur Xbox Series X, ça tourne parfaitement. Les sensations sont là, les armes claquent, l’animation est fluide, on sent l’argent investi. Mais quand on prend un peu de recul, on voit aussi le pilotage automatique. Call of Duty ne cherche plus à surprendre : il rassure, quitte à ne rien bousculer. On a l’impression que le jeu se protège derrière ses chiffres : tant que ça vend, pourquoi se fatiguer ?
Multijoueur : le retour à la maison… même si la déco n’a pas changé depuis longtemps
Mon réflexe a été immédiat : pas de menus, pas de chichis, je vais en multi. Pour moi, Call of Duty, c’est ça : l’odeur du frag instantané. Une map, des couloirs, un fusil, la petite montée d’adrénaline quand on enchaîne trois kills. Et sur ce point, Black Ops 7 est un prodige : en quelques parties, j’avais retrouvé la mémoire musculaire.
Je n’ai pas eu besoin de réapprendre quoi que ce soit. C’est grisant… et c’est un peu inquiétant.
Parce que retrouver ses repères si vite, ça veut aussi dire que le jeu n’a pas trop bougé. Les armes ? On les connaît. Les rythmes ? Identiques. Les modes ? Un copié-collé qui ne cache plus son recyclage. Même les nouveautés se font timides.
Bien sûr, il y a les nouvelles maps. Mais soyons honnêtes : ce qui fait le plus plaisir, ce sont les vieilles gloires. Nuketown, Hijacked, … On se moque, mais on clique dessus avec un sourire coupable. On est contents de les retrouver, mais ce plaisir trahit quelque chose : la nostalgie remplace l’innovation.
Et franchement, à ce stade, ce multi devrait être un jeu-service. Un vrai. Gratuit, ou au moins pérenne, mis à jour régulièrement, et basta. Le modèle annuel commence à ressembler à un abonnement déguisé où l’on repaye chaque année une base qu’on possède déjà. J’ai pris du plaisir, oui. Mais pas une seule fois je me suis dit : « Tiens, voilà quelque chose que je n’avais jamais vécu. »
Campagne solo : du grand spectacle… et de grandes contraintes
La campagne Black Ops, j’y vais pour l’ambiance parano, les faux dossiers classifiés, les opérations qui n’existent pas officiellement. C’est le cinéma pop-corn version FPS. Et sur ce volet, l’épisode remplit sa part du contrat. C’est efficace, mis en scène, rythmé.
Mais voilà : même en solo, le jeu impose une connexion permanente. Et ça, c’est un choix qui coupe net l’élan. Tu veux être tranquille dans ton coin sans te faire polluer par des camarades qui rushent la campagne ? Impossible, ou presque. Il est toujours possible d’avancer plus ou moins en solo, mais on ressent bien que le jeu est conçu pour être vécu en coopération, mais avec un vrai goût de forcé.
Je comprends la volonté de tout centraliser, mais on parle d’un mode solo. Un mode qui devrait être l’antithèse des contraintes. Je veux pouvoir le lancer quand je veux, où je veux, même si le Wi-Fi me lâche.
Zombie : pas mon jardin préféré, mais une valeur sûre entre potes
Le mode Zombie et moi, ça a toujours été une relation distante. Je ne l’attends pas, je ne fantasme pas dessus, mais dès qu’on se lance à plusieurs… je passe un bon moment. Ce nouvel opus confirme ce statut.
Ce qui marche, c’est l’énergie collective. Ce mode est pensé pour l’improvisation, le cri paniqué, la rigolade. On peut le jouer comme un film interactif, suivre les petits arcs scénarisés, chercher des accès cachés… ou alors s’en foutre et enchaîner les vagues. Les deux visions coexistent, et ça donne un vrai confort de jeu.
C’est aussi là que Call of Duty surprend encore un peu : pas parce que c’est neuf, mais parce que l’expérience reste humaine, chaotique, fun. Un contre-pied au multi compétitif.
Là encore, rien de révolutionnaire, mais un savoir-faire.
Conclusion : le plaisir est réel… mais il ne se renouvelle plus
Black Ops 7, c’est le résumé parfait de l’état de la licence : un multijoueur ultra-rodé, qui donne du plaisir mais reste vissé sur le passé ; une campagne nerveuse, mais qui se tire une balle dans le pied avec son online obligatoire ; un Zombie efficace, qui fait encore briller les soirées coop.
Le jeu est bon. Objectivement. On s’amuse. On tire. On progresse. On râle. On relance. Mais plus que jamais, Call of Duty ressemble à une grosse mise à jour annuelle vendue au prix fort. L’inertie devient sa marque de fabrique.
Je continuerai sûrement à jouer, parce que je suis faible, parce que ça marche, parce que ça procure encore ce petit frisson primitif du frag réussi. Mais est-ce que j’y crois encore comme avant ? Non. Et c’est peut-être le vrai constat.
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