Après trois ans, le studio britannique Auroch Digital remet en scène l’Ultramarine le plus téméraire de la galaxie, Malum Caedo, accompagné cette fois-ci par la soeur de bataille Nyra Veyrath dans cette suite du FPS rétro, Warhammer 40.000 : Boltgun 2.
Boltgun 2 : Qu’est ce que c’est ?
Warhammer 40.000 : Boltgun 2 est un Fast-FPS que l’on pourrait qualifier de “Boomer Shooter”, à savoir un jeu très nerveux s’inspirant des codes instaurés par les FPS des années 90. On retrouve ainsi un gameplay très dynamique, un arsenal varié ainsi qu’un level design labyrinthique, nous amenant à chercher notre chemin à travers les montagnes de cadavres de nos ennemis.
Au fil des années, de nombreux jeux se sont basés sur ce type de gameplay pour raconter leurs histoires. Je pense notamment à Forgive Me Father, Dusk, ou bien, plus récemment, Mouse P.I. For Hire. Mais bien entendu, il est impossible de parler de Fast-FPS sans mentionner la licence qui a démocratisé le genre : DOOM.
En effet, cette dernière a posé les bases d’un style largement repris par de nombreux titres, et Boltgun 2 ne fait pas exception. C’est effectivement en progressant dans le jeu que l’on se rend compte qu’Auroch Digital rend un véritable hommage à la licence phare d’ID Software à travers ce titre. C’est d’ailleurs Mick Gordon, connu notamment pour avoir composé la bande originale du reboot de la licence DOOM, qui s’est occupé de la musique accompagnant le combat final du jeu.
Cependant, contrairement aux jeux précédemment cités qui utilisaient le gameplay comme vecteur pour raconter leurs histoires, Boltgun 2 prend le contre-pied. En effet, les développeurs ont utilisé Warhammer 40.000 comme base pour créer un Fast-FPS, et cela fonctionne très bien tant cet univers chaotique se prête à ce type de gameplay.
Boltgun 2 réussit donc à proposer un gameplay nerveux aux sensations grisantes, digne de ses prédécesseurs.
![image-9-1024x574 [Test PC] Warhammer 40.000 : Boltgun 2](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/10/image-9.png?resize=1024%2C574&ssl=1)
![image-10-1024x639 [Test PC] Warhammer 40.000 : Boltgun 2](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10.png?resize=1024%2C639&ssl=1)
Warhammer 40.000 : Un univers trop parfait ?
Comme je le disais précédemment, l’univers de Warhammer 40.000 est le théâtre parfait pour un jeu se rapprochant de l’ADN de DOOM. Caractérisés par leurs violences extrêmes, il est aisé de trouver des similitudes dans les deux univers et c’est pour cela que Boltgun 2 fonctionne aussi bien.
Dans ce jeu, nous avons la possibilité d’incarner le protagoniste du premier opus, l’Ultramarine Malum Caedo, que certains comparent d’ailleurs au DOOM Slayer, ainsi que la sœur de bataille, Nyra Veyrath, nouvelle arrivante dans la licence.
La différence entre les deux personnages n’est pas seulement cosmétique mais se traduit également en jeu. Le gameplay de Malum Caedo est basé sur la résistance et les assauts lourds, tandis que celui de Nyra Veyrath se concentre sur l’agilité et le placement par rapport aux ennemis. Les spécifications des deux personnages permettent ainsi aux joueurs de choisir leur approche vis-à-vis du gameplay et offrent de la rejouabilité lorsque l’on recommence une campagne.
Leurs arsenaux respectifs sont aussi différents. Nous avons donc la possibilité de manœuvrer avec un panel d’armes complètement distinctes en fonction du personnage choisi.
On retrouve ainsi des armes iconiques de l’univers de Warhammer 40.000 telle que le boltgun, l’épée tronçonneuse ou le fusil à plasma coté Caedo, et l’épée énergétique, le flamer ou le storm bolter pour Veyrath.
Au-delà de l’arsenal, le jeu amène énormément de références à l’univers de Warhammer 40.000 et notamment du côté du Chaos. En effet, tout au long de l’aventure, nous affronterons les forces des quatre dieux du Chaos au travers de niveaux aux environnements variés. Nous retrouvons ainsi Nurgle, Khorne, Tzeentch et Slaanesh, respectivement les dieux de la maladie, du sang, du changement et de l’excès, tous venus nous barrer la route dans notre combat contre les forces du mal. La présence de ces quatre divinités se traduit en jeu par un bestiaire varié, basé sur les forces iconiques des différentes armées du Chaos. Chaque armée possède ainsi une aptitude propre, comme l’empoisonnement pour les forces de Nurgle ou bien la rage pour l’armée de Khorne.
Malgré le fait que cela fasse mal au cœur pour les adeptes de l’Hereticus Astartes (dont je fais partie) de combattre les puissances du chaos dans le jeu, c’est vraiment plaisant de retrouver certaines unités iconiques des différentes armées. Je pense notamment aux marines de la peste, aux Berzerkers de Khorne ou encore aux ferrocentaurus et métabrutus qui nous font face durant toute notre aventure.
Pour les fans de l’Astra Militarum, nous retrouvons également des escouades de la Death Korps de Krieg, déployées pour nous supporter dans nos excursions sur les différentes planètes et autres bases spatiales. Ne comptez cependant pas trop sur eux, car ils sont davantage présents pour illustrer l’impuissance de l’humanité face aux forces du chaos en se faisant annihiler par ces dernières, que pour nous apporter une véritable aide. Il m’est d’ailleurs arrivé à de nombreuses reprises de les désintégrer par inadvertance avec mon canon à plasma, les prenant pour des cultistes.
Je terminerais cette partie par une réflexion que je me suis faite durant mes sessions de jeu : peut-être que l’univers de Warhammer 40.000 est justement trop parfait.
En effet, bien que l’univers violent se prête parfaitement au style classique d’un fast-FPS, le gameplay en lui-même n’apporte pas de mécaniques réellement originales par rapport aux autres jeux du même genre. Il est bien sûr plaisant de retrouver des références, que ce soit au niveau du bestiaire ou de l’arsenal, mais cela ressemble davantage à un skin Warhammer que l’on aurait mis sur un DOOM qu’à une véritable expérience originale.
L’histoire du jeu, bien que correcte, n’est également pas assez prenante pour pallier ce sentiment de déjà vu du gameplay. Ce dernier reste cependant très efficace et conviendra sans aucun doute aux fans de Warhammer 40.000.
![image-11-1024x573 [Test PC] Warhammer 40.000 : Boltgun 2](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/10/image-11.png?resize=1024%2C573&ssl=1)
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Une technique au service de l’immersion
Si Boltgun 2 brille principalement par son gameplay efficace, l’immersion instaurée par les différents éléments techniques est tout aussi bien maîtrisée.
Tout d’abord, la direction artistique dans un style volontairement rétro rappelle évidemment les premiers DOOM, confirmant ainsi l’hommage à la licence. La bande originale composée de musiques métal vient encore renforcer ce sentiment et créer une ambiance viscérale, totalement propice à l’univers de Warhammer 40.000.
J’ai également trouvé la mise en scène de certains affrontements très bien réussie. Par exemple, dans un niveau où l’on affronte les forces de Nurgle, nous arrivons dans une fosse au sein de laquelle des véroleux sortent du sol pour nous attaquer. Cela donnait vraiment l’impression d’être submergé par une horde de zombies, retranscrivant ainsi remarquablement bien l’identité de ces monstres.
Les sensations de jeu viennent encore renforcer l’immersion grâce au sound design qui apporte un réel impact aux armes ainsi qu’aux mouvements de notre personnage, nous offrant véritablement l’impression d’incarner un soldat d’élite surpuissant.
J’ai cependant quelques réserves concernant le level design de certains niveaux qui m’a parfois paru un peu imprécis, notamment dans les environnements avec beaucoup de végétation.
En effet, bien que les clés de différentes couleurs permettent de guider le joueur dans l’avancée du niveau, il m’est arrivé à de nombreuses reprises de ne pas trouver mon chemin et de faire des allers-retours inutiles.
Au-delà de ça, j’ai trouvé la difficulté bien dosée. J’ai expérimenté le mode “normal” proposé par le jeu et malgré certains combats un peu corsés, mon aventure a été plutôt fluide.
Par contre, pour les adeptes de challenge, les modes “difficile” et “extrême” devraient vous satisfaire.
![image-13-1024x575 [Test PC] Warhammer 40.000 : Boltgun 2](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/10/image-13.png?resize=1024%2C575&ssl=1)
![image-14 [Test PC] Warhammer 40.000 : Boltgun 2](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/10/image-14.png?resize=955%2C538&ssl=1)
Conclusion : Un bon FPS pour les fans de Warhammer
Pour conclure cet article, je pense pouvoir affirmer que la promesse d’un jeu suivant la lignée des fast-FPS classique dans l’univers de Warhammer 40.000 est un nouvelle fois tenue par le studio Auroch Digital. Ils ont en effet réussi à renouveler leur licence grâce à un deuxième personnage jouable offrant de nouvelles possibilités de gameplay ainsi qu’un bestiaire largement étendu par rapport au premier jeu.
Le jeu réussit très bien à retranscrire la violence des combats entre les forces de l’Empire et les serviteurs du Chaos au travers d’un gameplay dynamique et d’une ambiance viscérale due à la combinaison de la direction artistique et de la Bande Originale.
Boltgun 2 possède tout de même quelques défauts, notamment un level design parfois imprécis et un gameplay manquant d’originalité par rapport aux autres jeux du même genre, bien qu’il reste tout de même très efficace.
Je pense ainsi que ce jeu est davantage destiné aux fans de Warhammer 40.000 voulant expérimenter un fast-FPS plutôt qu’au joueurs cherchant du renouveau dans le genre.

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