Parfois, le jeu vidéo est une affaire de grands récits épiques, de prophéties oubliées, de dragons millénaires ou de héros tourmentés cherchant leur place dans un monde au bord du gouffre.
Et parfois, c’est l’histoire d’un lapin amputé qui descend dans un donjon armé d’un grappin afin de récupérer sa patte porte bonheur.
Dungeon Clawler est un rogue like de type « deck builder » développé par le studio suisse Stray Fawn et disponible depuis le 30 avril 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch. Le titre reprend l’éternel concept de la boucle infinie pour lui apporter un twist mécanique encore peu usité par l’industrie : l’utilisation d’une machine à pince pour la sélection de vos compétences lors des combats.
![1-1024x576 [Test PC] Dungeon Clawler - Slay The Grappin](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/1.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Pince-mi et Pince-moi sont dans un donjon
Il n’y a pas tant à dire de plus sur le concept central du jeu, qui vous propose de remplacer les traditionnelles cartes par le contenu d’une machine à pince. Chaque round de combat vous donnera la possibilité d’utiliser deux fois la pince afin d’aller récupérer le contenu de la machine, vous permettant de viser les objets, armes et armures de votre « deck » que vous souhaitez utiliser à votre tour.
Évidemment tout ne se passe pas toujours comme prévu, la pince pouvant se révéler aussi frustrante qu’une vraie dans certaines situations.
Cette grosse boule d’armes magnétisées entre-elles par votre build « Aimant » dans un coin du panier ? Elle va glisser car la pince s’est mal refermée, vous laissant avec deux malheureuses dagues en main. Vous avez désespérément besoin de cette baguette magique qui vous soigne d’un certain pourcentage des dégâts infligés ? Pas de bol, la pince va se cogner dans le mur et se refermer sur… rien.
L’objectif affiché est clairement de reproduire la frustration réelle de ces machines à sous de l’enfer, sans l’impact monétaire traditionnellement associé à ce type d’activité. Mais cela peut vite devenir frustrant quand la profondeur du gameplay se limite uniquement à ces quelques accidents d’infortune.
![2-1024x576 [Test PC] Dungeon Clawler - Slay The Grappin](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/2.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Pincez-moi je rêve…
En effet, outre les combats dont le design peut changer légèrement en fonction des adversaires (certains objets infligent désormais un statut à votre héros, d’autres se mettent à rebondir un peu partout dans la machine, …) les choix de de chemins à chaque étage du donjon se limitent en règle générale à choisir si l’on doit se rendre chez le forgeron, sur l’un des quelques évènements proposant d’utiliser la machine à pince pour attraper un peu d’argent ou de vie, ou sur l’un des combats plus difficiles de l’étage.
On se retrouve donc rapidement à enchainer des combats un peu répétitifs en espérant arriver rapidement au bout de l’aventure pour justement profiter de l’aspect « rogue like » et recommencer avec de nouveaux attributs ou personnages.
Seulement voilà, les donjons sont très, voire trop longs ce qui nuit cruellement au plaisir de chaque run, dont le build se construit en général dès les premiers étages. Même chose sur la variété des archétypes proposés.
![3-1024x576 [Test PC] Dungeon Clawler - Slay The Grappin](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2026/06/3.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Si les lapins-héros que vous pouvez débloqués, et donc leurs passifs respectifs censés influencer la construction de votre deck, sont au nombre improbablement élevé de 22, la diversité des builds envisageables reste relativement limitée et on a rapidement fait le tour de quels objets sont complètement craqués et lesquels doivent être évités dans telle ou telle situation.
On aurait certainement apprécié un roster un peu moins étendu et un nombre plus élevé d’objets ou d’évènements impactant le fonctionnement de la machine à pince. Le principe farfelu de jouer au grappin pour composer chaque round de combat se prête en effet très bien à un rogue like qui ne se prendrait pas trop au sérieux en fournissant à ses héros un arsenal susceptible de rendre jaloux les emo-héros d’un Slay The Spire.
Un tir un peu à coté de la plaque pour nous, mais qui pourrait toutefois trouver son public compte tenu des plus de 3500 évaluations très positives obtenues par le titre sur Steam, et de son prix très attractif en dessous de 10€.

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