Ah l’enfance ! Cette période merveilleuse et lointaine d’une importance capitale dans la construction de l’identité de votre personnalité d’adulte. Période de nostalgie également dans laquelle nous construisons des souvenirs précieux autour d’œuvres vidéoludiques et culturelles. Œuvres que bien des années après notre génération de trentenaires considère parfois encore comme culte, en dépit des défauts évidents de certaines licences.
Pour ceux d’entre nous ayant eu la chance d’être un enfant dans les années 90, vous aurez eu la chance de connaître le début du déferlement inéluctable de la licence Pokémon. Énorme monstre à l’époque, malgré son format de poche, l’arrivée des versions rouge et bleu allait marquer un tournant de l’histoire des jeux vidéo et des activités de cours de récréation.
Depuis, nombreuses sont les licences à avoir tenté de reproduire le succès inégalable de Pokemon mais à l’époque, leur concurrent le plus sérieux était très certainement la série Digimon, mettant en scène les « Digital Monsters », des créatures composées à 50% de données numériques vivant dans le merveilleux monde d’Internet et du digital.
Initialement pensés pour être la contrepartie « masculine » des tamagotchis, les Digimon ont rapidement pris leur essor au Japon à travers une série de jeux vidéo, de séries animées et de films adoptant un point de vue légèrement plus mature que les Pokemons.
Loin d’égaler le titan commercial que sont devenus les Pokémons, les Digimons fédèrent cependant aujourd’hui une solide communauté de fans. L’opus qui nous intéresse aujourd’hui fait partie de la série spin-off des Digimon Story, une série de JRPG apparue en 2006 sur Nintendo DS proposant de recruter et d’entrainer ses propres Digimon à travers un roster étendu de créatures.
![4-1-1024x475 [Test PC] Digimon Story : Time Stranger - Le choc des licences](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2025/11/4-1.jpg?resize=1024%2C475&ssl=1)
C’est la Digistoire de la viiiie
Digimon Story : Time Stranger prend place au sein du quartier tokyoïte de Shinjuku. Votre avatar est un agent appartenant à une organisation en charge de repérer et gérer des « évènements surnaturels ». Loin de la partie de chasse aux fantômes que l’on pourrait imaginer, on comprend rapidement que ces évènements sont liés de près ou de loin à la manifestation et l’apparition de Digimons sur le plan matériel.
Tout est dans le titre mais par la force de l’imbroglio scénaristique, votre personnage se retrouvera propulsé 8 ans dans le passé et forcé de coopérer avec un panel de PNJ pour pouvoir rentrer chez lui, et prévenir la catastrophe à l’origine de son voyage dans le temps.
On ne va pas se mentir, le scénario, aussi alambiqué soit-il, n’est pas la partie la plus intéressante de ce Digimon Story, bien qu’il colle une raclée faramineuse aux piteuses tentatives récentes de la série des Pokémons. Toutefois, force est de constater que la formule proposée par cet opus a plus. Au cours de son week-end de lancement début octobre, Digimon Story : Time Stranger accumulait ainsi plus de 80 000 joueurs en ligne simultanément, soit plus de 10 fois le pic de 6 000 joueurs obtenu par Digimon Survive quelques années auparavant.
![3-1-1024x576 [Test PC] Digimon Story : Time Stranger - Le choc des licences](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2025/11/3-1.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Il faut dire que la proposition est attrayante : le gameplay proposé par cet opus revenant aux principes sacrés du JRPG. Au cours de votre aventure, vous aurez la possibilité de collectionner et de construire votre équipe à travers un roster de plus de 450 digimons disponibles.
Le système vous proposera une certaine flexibilité dès le début. Si votre équipe est composée classiquement de 6 petits monstres numériques, 3 actifs et 3 remplaçants, sachez que l’intégralité des Digimons en votre possession gagneront des points d’expérience au fur et à mesure des combats. Pas de grinding intense en perspective donc pour obtenir l’équipe de vos rêves, à moins de souhaiter obtenir et affiner la créature parfaite.
Car Digimon se distingue de la licence à la souris électrique par un système de statistiques un tout petit peu plus complexe. Chaque Digimon appartient à une des trois familles disponibles : les Virus, les Antivirus et les Données. Les attaques de chaque famille de Digimon fonctionnent à la manière d’un pierre-feuille-ciseau : les Virus sont très efficaces contre les Données mais faibles face aux attaques des Antivirus. Toutefois, chaque Digimon est également lié à un élément spécifique parmi les 8 disponibles (le feu, la terre, l’eau, l’air etc…). L’efficacité de vos attaques au combat dépendra au final non seulement de la famille de votre Digimon, mais également de son élément (l’eau bat le feu, etc.).
A vous ensuite d’agencer votre équipe en fonction de la résistance en face pour obtenir le maximum de dégâts possibles. Les attaques de type eau d’un Digimon Virus infligeront 400% de leurs dégâts normaux à un Digimon Données de type feu et seulement 25% à un Antivirus de type plante.
![2-2-1024x576 [Test PC] Digimon Story : Time Stranger - Le choc des licences](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2025/11/2-2.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Digimon, petit monstre, es-tu vraiment le champion ?
Mais alors est-ce que tous les Digimons sont remplaçables à l’infini ? Cette flexibilité bienvenue dans les combats n’entrave-t-elle pas le sentiment un peu « familial » prodigué par l’utilisation d’une même équipe de très haut niveau tout au long de l’aventure ? D’autant que le jeu encourage fortement à la capture d’un maximum de Digimons différents. Chaque Digimon vaincu au combat augmente son taux de synthèse dans votre « Digidex ». Une fois les 100% atteints, vous aurez la possibilité d’invoquer directement cette créature dans votre inventaire, et ce quel que soit son stade d’évolution.
Eh bien que nenni. Car chaque Digimon possède une personnalité bien définie qui influencera ses statistiques (plus d’attaque ou plus de vitesse par exemple) et qui lui offrira un passif un peu spécifique, influençant son gameplay. Les Digimons qui combattent à vos côtés régulièrement vous proposeront de discuter avec eux (oui car un Digimon ça parle pour de vrai), vos réponses influençant l’évolution de leur personnalité, et donc le passif que vous pourrez obtenir.
De même, un Digimon qui combat souvent à vos côtés verra son lien avec vous se renforcer. Plus ce lien sera élevé, plus votre Digimon pourra être puissant dans sa forme finale. Car les Digimons se transforment et Digivolvent dans de nouvelles formes très différentes. Si votre lien est élevé, votre Digimon évolué disposera de statistiques plus importantes que si vous n’aviez aucun lien avec lui.
A vous donc de créer votre équipe ultime en chouchoutant vos petits monstres numériques préférés et en les orientant vers le rôle spécifique que vous attendez d’eux. Certaines digivolutions ne se débloquent par ailleurs que si votre monstre a atteint un certain niveau dans une stat bien précise : Agumon n’aura besoin que de peu d’investissement pour devenir le terrible Greymon, un gros monstre physique qui tape fort et encaisse bien les coups, mais ses digivolutions orientées sur les attaques magiques seront beaucoup plus compliquées à débloquer et demanderont plus d’investissement.
Au niveau des combats, le système très classique au tour par tour vous permettra toutefois de remplacer un Digimon actif par un des trois membres de votre réserve à la volée pour adapter votre stratégie, sans consommer votre action. Même traitement pour l’utilisation des objets qui vous permettront de soigner ou booster vos digi-bestioles.
Vos Digimons possèdent tous une attaque signature qui leur est propre mais sont également en mesure d’apprendre toutes les autres compétences et passifs du jeu. Le titre profite de l’aspect « numérique » de vos monstres pour leur permettre de télécharger les compétences apprises par leurs coéquipiers, la seule obligation étant que l’un de vos monstres ait appris cette compétence en montant de niveau. De quoi diversifier l’arsenal et les compétences de votre équipe.
En parallèle, votre agent dispose également de son propre arbre de compétences qui donnera quelques bonus passifs à vos digi-bébous, notamment sur l’influence de leur stat et l’évolution de leur personnalité. Le plus intéressant reste cependant les compétences ultimes que peut débloquer votre personnage et qui permettent de booster très fortement vos monstres, de jouer un second tour ou encore d’infliger des gros dégâts aux adversaires
![1-2-1024x576 [Test PC] Digimon Story : Time Stranger - Le choc des licences](https://i0.wp.com/www.conso-mag.com/wp-content/uploads/2025/11/1-2.jpg?resize=1024%2C576&ssl=1)
Pas de quoi rendre Claude Vallois jaloux mais ça se défend !
Si l’ami Digimon ne brille pas spécifiquement par son scénario ce n’est pas exactement ce qu’on lui demande de faire dans le cas présent. Time Stranger se glisse par la porte grande ouverte des jeux à collecte de petits monstres pour raviver une flamme en forte perte de vivacité chez les trentenaires nostalgiques déçus par les propositions mollassonnes de la licence phare du domaine.
Tant sur le plan technique que dans son gameplay, Digimon Story : Time Stranger propose une mécanique bien huilée, qui ne réinvente pas la roue mais s’appuie sur des piliers connus mais slides pour vous laisser vous adonner en toute quiétude à votre collectionnite.
Coté technique, chaque Digimon dispose d’une animation dédiée pour son attaque signature. Les cinématiques sont un minimum travaillé et un soin tout particulier est apporté à la modélisation des 450 petites bestioles. Une prouesse bien trop souvent délaissée par la concurrence et qui ne nous a pas laissé de marbre ici. Notez par ailleurs que la quasi totalité des cinématiques du jeu proposent un doublage intégral en anglais et en japonais.
Digimon n’est peut-être pas le jeu de l’année mais c’est un jeu honnête qui respecte ses promesses et sa communauté. Au-delà du stricte minimum, le titre s’évertue à offrir une expérience complète et distrayante avant tout.
La digi-douille réside peut-être dans le prix du titre, proposé à 70€ sur Steam. Un investissement conséquent mais néanmoins bien moins offusquant que ce que l’on put retrouver chez la concurrence.
Avec un DLC annoncé récemment, Digimon Story : Time Stranger espère se faire une place décente auprès du grand public tout en convenant à sa communauté.

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