Lors de mon premier test de Hitster, je vous expliquais comment un jeu musical avait réussi à m’embarquer malgré une culture assez limitée en la matière. Le genre à reconnaître une chanson, mais à devenir soudainement beaucoup moins performant dès qu’il faut donner son titre ou son interprète. Depuis, la boîte est ressortie régulièrement. Alors forcément, recevoir Hitster Plaisirs Coupables, c’était une bonne occasion de prolonger l’expérience. Avec quelques chansons qu’on aurait peut-être préféré ne pas savoir chanter intégralement.
Toujours le même principe, toujours une bonne idée
Si vous avez raté le premier épisode, Hitster vous demande de replacer des chansons dans l’ordre chronologique. À votre tour, vous scannez le QR code d’une carte avec votre téléphone, la musique se lance sur Spotify et vous devez trouver sa place dans votre frise : avant, après ou entre les titres déjà posés. Le premier à réunir dix cartes gagne. Pas besoin de connaître l’année exacte, ni même le titre ou l’artiste, même si ces deux dernières informations permettent de récupérer des jetons pour profiter de quelques coups de pouce ou tenter de voler une carte.
C’est ce qui m’avait plu dès le départ : on peut participer en se raccrochant à des souvenirs, sans être une encyclopédie musicale. Et même quand on se plante, il reste le plaisir d’écouter les morceaux et de chanter dessus.

Cette nouvelle édition conserve cette recette. Après avoir beaucoup joué à la précédente, ça fait du bien de renouveler la pioche sans avoir à apprendre quoi que ce soit de nouveau. On ajoute des cartes et on repart.
La playlist qu’on assume après le deuxième verre
La sélection mélange chansons de beauf, refrains connus par cœur mais assumés à moitié, musiques de fin de soirée et classiques ayant plus ou moins bien vieilli. Du Petit bonhomme en mousse à I Want It That Way, en passant par C’est la ouate, il y a de quoi réveiller quelques souvenirs. Avec aussi des morceaux dont on se demande franchement pourquoi il faudrait se sentir coupable de les aimer.
À la maison, on mélange absolument toutes les cartes : l’édition classique, Summer Hits et désormais Plaisirs Coupables. Leur face QR code est identique, donc impossible de savoir sur quoi on va tomber. Seul un petit logo côté réponse indique leur boîte d’origine. Ce grand mélange ajoute encore de la variété, et c’est clairement comme ça qu’on préfère jouer. En attendant Le Choc des Générations et Hits Français, qui nous font déjà de l’œil…
Petite réserve : cette sélection me semble moins accessible aux plus jeunes et aux ados. Beaucoup de ces plaisirs coupables reposent sur des souvenirs qu’ils n’ont pas forcément, même si Aya Nakamura et d’autres artistes récents leur donnent quelques repères.
Pour ceux qui ressortent souvent Hitster, cette édition offre surtout une excellente raison de continuer. Et de découvrir qui, autour de la table, connaît beaucoup trop bien Patrick Sébastien.

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